Vendanges 2010 au Château Micalet

Vendanges 2010 au Château Micalet

Le samedi 09 octobre 2010, j’ai eu l’opportunité de suivre durant une matinée les vendanges effectuées au Château Micalet, à Cussac Fort-Médoc. Cette propriété viticole appartient à la famille Fédieu, et produit un vin d’appellation Haut-Médoc entièrement certifié Agriculture Biologique.

Ce matin là, nous sommes plusieurs, tous adhérents de l’AMAP de Castelnau-de-Médoc, à prendre part à cette visite. Accueillis au château par Michel Raynaud, nous nous rendons sur les parcelles sur lesquelles oeuvre l’équipe de vendangeurs. Une fois sur place, nous croisons Damien, le frère de Dominique, qui transporte un précieux chargement de « petit verdot » vers une cuve où il se transformera en vin.

On peut imaginer la quantité de raisin dans cette cuve … entre 1,5 et 2 tonnes. Il faut bien un tracteur…

Dur travail des porteurs : Gérard remonte la rège portant quelques paniers (ballots). Ce n’est pas une promenade…

Lorsque le porteur a versé son noble fardeau sur la table, les trieurs Jean-François et Popeye trient le raisin avant de le laisser tomber dans la remorque.

Dans la remorque on doit être en bottes rigoureusement lavées. Difficulté : on ne doit pas marcher sur le raisin.

Gérard a vidé sa hotte. Mais cela continue. Christiane, cachée par son porteur, vide son panier. Eliane, devant attend pour vider le sien. Chaque porteur peut porter 3 ou 4 paniers. C’est lourd… encore plus lourd en fin de journée…

Christiane et Eliane ont vidé leurs paniers. Et les voilà reparties à couper de nouveau.

Et oui, parfois il faut attendre le porteur pour vider. Mais que c’est bon de reposer un peu son dos.

Il sont beaux ses raisins. Pour du « petit verdot », c’est très sucré.

Et oui, le porteur ne se contente pas de marcher entre les rangs de vigne. Il doit également se contorsionner pour vider sa hotte. C’est à la fois du sport et tout un art…

Nous voici maintenant au château, et plus précisément au cuvier. On voit ici une des actions de remontage.

Lors du remontage, le jus de raisin va arroser le mou dans la cuve et récupérer dans ce dernier les levures, les tanin et bien d’autres substances nécessaires pour faire du bon vin. Le temps de remontage de cette cuve est terminé pour ce matin. Denis et Christian doivent basculer le bac pour permettre à la pompe de tout remonter.

Procédé de refroidissement d’une cuve destiné à éviter une trop forte montée en température lors de la fermentation alcoolique.

On voit ici des gouttes d’eau qui ruissellent sur la porte qui permet d’évacuer le « chapeau » après l’écoulage, lorsque les fermentations sont terminées.

Lors du remontage, à l’aide d’une pompe, on arrose le mou ou « chapeau » à l’aide d’un « chapeau chinois percé », ceci pour arroser l’ensemble du « chapeau »

On voit sur la gauche 2 cuves qui sont fermées. La fermentation est terminée et on laisse le vin nouveau se reposer. Ces deux cuves font chacune 150 Hl. Cette photo nous laisse imaginer la hauteur d’une cuve.

Le « foulot »… La roue du haut, c’est pour érafler. Au milieu c’est pour éclater la peau de la graine, et enfin, en bas, c’est pour pousser les graines de raisin et le jus dans la cuve.

Des enfants bien attentifs aux explications de Michel, qui leur montre comment la machine s’y prend pour éclater la graine.

Michel présente le « mustimètre », outil qui permet de mesurer la densité du jus de raisin et, par un savant calcul, de donner la quantité d’alcool au volume après fermentation.

Et maintenant nous passons à la pratique. Michel nous montre comment on fait la mesure.

Et oui, même au cuvier, on déguste… mais du jus de raisin.

Que de mousse autour du panier ! Ce sont les levures qui travaillent. Elles mangent le sucre et libèrent de l’alcool. Ca bouillonne, ça chauffe, et en plus, quand on les dérange elles moussent.

Mais qu’est-ce donc que ce bruit  ? C’est le chant des levures. Quand la fermentation alcoolique a commencé, on entend non pas le chant des cigales, mais le pétillement produit par le travail des levures pendant la fermentation.

La fameuse presse dans laquelle on va mettre les raisins après la fermentation, afin d’en extraire encore du jus.

Nous voici dans le chai à barriques. Que de bois, et du chêne bien sur. Mais au fait pourquoi certaines barriques sont droites et d’autres sont légèrement inclinées (position du bouchon) ?

Et oui, si elles sont inclinées, c’est quelles sont pleines. On le voit aussi aux taches de vin qui colorent le bois.

Le nombre de barriques présent dans un chai peut être considérable.

C’est dans ce chai que le vin se prépare à vieillir. Il va devenir transparent, tout en gardant sa couleur. Il va même améliorer sa couleur, qui va devenir plus brillante. L’échange entre le bois et le vin va lui apporter des « nez » souvent subtils.


On marque même les barriques. Qu’est-il écrit sur cette plaque ?


Des barriques droites bien alignées…


Il s’est passé 18 mois entre le moment ou le raisin a été ramassé et la mise en bouteilles. Elles sont stockées dans des grands casiers qui peuvent en recevoir 600. Puis les commandes arrivent et Mylène va les nettoyer, les étiqueter, mettre la capsule et enfin les placer dans des caisses. En attendant que les transporteurs les emmènent vers des lieux inconnus où des personnes le dégusteront en pensant au travail du vigneron…


Laisser un commentaire