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04 jan

Vendanges 2010 au Château Micalet

In Reportages by bonnetr33@gmail.com / 4 janvier 2015 / 0 Comments

Le samedi 09 octobre 2010, j’ai eu l’opportunité de suivre durant une matinée les vendanges effectuées au Château Micalet, à Cussac Fort-Médoc. Cette propriété viticole appartient à la famille Fédieu, et produit un vin d’appellation Haut-Médoc entièrement certifié Agriculture Biologique.

Ce matin là, nous sommes plusieurs, tous adhérents de l’AMAP de Castelnau-de-Médoc, à prendre part à cette visite. Accueillis au château par Michel Raynaud, nous nous rendons sur les parcelles sur lesquelles oeuvre l’équipe de vendangeurs. Une fois sur place, nous croisons Damien, le frère de Dominique, qui transporte un précieux chargement de « petit verdot » vers une cuve où il se transformera en vin.

On peut imaginer la quantité de raisin dans cette cuve … entre 1,5 et 2 tonnes. Il faut bien un tracteur…

Dur travail des porteurs : Gérard remonte la rège portant quelques paniers (ballots). Ce n’est pas une promenade…

Lorsque le porteur a versé son noble fardeau sur la table, les trieurs Jean-François et Popeye trient le raisin avant de le laisser tomber dans la remorque.

Dans la remorque on doit être en bottes rigoureusement lavées. Difficulté : on ne doit pas marcher sur le raisin.

Gérard a vidé sa hotte. Mais cela continue. Christiane, cachée par son porteur, vide son panier. Eliane, devant attend pour vider le sien. Chaque porteur peut porter 3 ou 4 paniers. C’est lourd… encore plus lourd en fin de journée…

Christiane et Eliane ont vidé leurs paniers. Et les voilà reparties à couper de nouveau.

Et oui, parfois il faut attendre le porteur pour vider. Mais que c’est bon de reposer un peu son dos.

Il sont beaux ses raisins. Pour du « petit verdot », c’est très sucré.

Et oui, le porteur ne se contente pas de marcher entre les rangs de vigne. Il doit également se contorsionner pour vider sa hotte. C’est à la fois du sport et tout un art…

Nous voici maintenant au château, et plus précisément au cuvier. On voit ici une des actions de remontage.

Lors du remontage, le jus de raisin va arroser le mou dans la cuve et récupérer dans ce dernier les levures, les tanin et bien d’autres substances nécessaires pour faire du bon vin. Le temps de remontage de cette cuve est terminé pour ce matin. Denis et Christian doivent basculer le bac pour permettre à la pompe de tout remonter.

Procédé de refroidissement d’une cuve destiné à éviter une trop forte montée en température lors de la fermentation alcoolique.

On voit ici des gouttes d’eau qui ruissellent sur la porte qui permet d’évacuer le « chapeau » après l’écoulage, lorsque les fermentations sont terminées.

Lors du remontage, à l’aide d’une pompe, on arrose le mou ou « chapeau » à l’aide d’un « chapeau chinois percé », ceci pour arroser l’ensemble du « chapeau »

On voit sur la gauche 2 cuves qui sont fermées. La fermentation est terminée et on laisse le vin nouveau se reposer. Ces deux cuves font chacune 150 Hl. Cette photo nous laisse imaginer la hauteur d’une cuve.

Le « foulot »… La roue du haut, c’est pour érafler. Au milieu c’est pour éclater la peau de la graine, et enfin, en bas, c’est pour pousser les graines de raisin et le jus dans la cuve.

Des enfants bien attentifs aux explications de Michel, qui leur montre comment la machine s’y prend pour éclater la graine.

Michel présente le « mustimètre », outil qui permet de mesurer la densité du jus de raisin et, par un savant calcul, de donner la quantité d’alcool au volume après fermentation.

Et maintenant nous passons à la pratique. Michel nous montre comment on fait la mesure.

Et oui, même au cuvier, on déguste… mais du jus de raisin.

Que de mousse autour du panier ! Ce sont les levures qui travaillent. Elles mangent le sucre et libèrent de l’alcool. Ca bouillonne, ça chauffe, et en plus, quand on les dérange elles moussent.

Mais qu’est-ce donc que ce bruit  ? C’est le chant des levures. Quand la fermentation alcoolique a commencé, on entend non pas le chant des cigales, mais le pétillement produit par le travail des levures pendant la fermentation.

La fameuse presse dans laquelle on va mettre les raisins après la fermentation, afin d’en extraire encore du jus.

Nous voici dans le chai à barriques. Que de bois, et du chêne bien sur. Mais au fait pourquoi certaines barriques sont droites et d’autres sont légèrement inclinées (position du bouchon) ?

Et oui, si elles sont inclinées, c’est quelles sont pleines. On le voit aussi aux taches de vin qui colorent le bois.

Le nombre de barriques présent dans un chai peut être considérable.

C’est dans ce chai que le vin se prépare à vieillir. Il va devenir transparent, tout en gardant sa couleur. Il va même améliorer sa couleur, qui va devenir plus brillante. L’échange entre le bois et le vin va lui apporter des « nez » souvent subtils.


On marque même les barriques. Qu’est-il écrit sur cette plaque ?


Des barriques droites bien alignées…


Il s’est passé 18 mois entre le moment ou le raisin a été ramassé et la mise en bouteilles. Elles sont stockées dans des grands casiers qui peuvent en recevoir 600. Puis les commandes arrivent et Mylène va les nettoyer, les étiqueter, mettre la capsule et enfin les placer dans des caisses. En attendant que les transporteurs les emmènent vers des lieux inconnus où des personnes le dégusteront en pensant au travail du vigneron…


23 déc

Des fleurs pour les abeilles…

In Environnement by bonnetr33@gmail.com / 23 décembre 2014 / 0 Comments

Ça et là, depuis quelques temps, nous voyons des parcelles de terrain plus ou moins étendues se couvrir de mille fleurs multicolores.

Sur les bords de la Gironde entre Saint Estèphe et Pauillac, près de Lesparre-Médoc, le long de l’A63 entre Bordeaux et Belin-Beliet, etc… Les exemples ne manquent pas.

Mais est-ce seulement pour faire joli ? Vous vous en doutez, la réponse est non… La multiplication de ces champs fleuris est venue du constat suivant : nous devons faire face à un appauvrissement de la biodiversité qui prive les abeilles d’une nourriture saine et variée.

Le projet « Des fleurs pour les abeilles » consiste à planter des champs de fleurs présentant un intérêt pour les abeilles et autres insectes butineurs et pollinisateurs. Ces fleurs fournissent des nectars et des pollens sains (sans pesticide) à une période ou les butineurs manquent de nourriture, comme à la fin de l’été notamment.

Mais il s’agit également d’un projet participatif, puisqu’il donne la possibilité à chacun d’entre nous de contribuer de manière originale et esthétique au développement durable, en devenant parrain de parcelles fleuries ou de ruches.

Pour plus de renseignements, consulter le lien relatif au projet Des fleurs pour les abeilles

 

11 déc

Le Mascaret à Saint-Pardon

In Reportages by bonnetr33@gmail.com / 11 décembre 2014 / 0 Comments
Samedi 21 septembre 2013, la foule était au rendez-vous pour faire honneur au mascaret sur la Dordogne… Soleil généreux, température clémente, coefficient de marée à 101 et Dordogne calme : que de beaux présages pour un passage du Mascaret annoncé à 18h20 (1).Rénové et aménagé entre 2001 et 2004, le Port de Saint-Pardon (1), point de passage historique entre les 2 berges de la Dordogne, est devenu un haut-lieu des activités aquatiques de loisir grâce au Mascaret. Une voirie adaptée, un accès au fleuve en plan incliné, de robustes et sécurisantes balustres et même des douches sont là pour en témoigner.Le Mascaret, c’est 2 fois par jour durant toute l’année, soit 730 par an, mais une cinquantaine de ces vagues seulement est remarquable. Saint-Pardon est l’endroit idéal pour en profiter. Une fois passée, la vague perd très vite en force et en hauteur.

(1/18) 17h40 : Arrivée sur le port de Saint-Pardon (3) : petits et grands commencent à se masser le long de la berge. Entre s’installer contre la balustre en prévision du passage de la vague, et déambuler sur le port pour assister aux préparatifs des surfeurs et canoéistes, le choix est cornélien… J’opte pour une solution médiane, en me plaçant dos à la balustre, non loin du plan incliné.

(2/18) 17h57 : C’est l’heure de pointe pour accéder au fleuve. Une joyeuse pagaille s’empare des lieux : muni de son surf, de son canoë, voire de son body-board, chacun souhaite se rendre sans tarder quelques centaines de mètres en aval du Port, afin de pouvoir profiter du Mascaret qui remonte la Dordogne et passer ainsi devant l’assistance. Combi intégrale ou simple bermuda, noir sobre ou couleurs fluo, parents, jeunes gens ou potes âgés, tous les styles et tous les âges sont de la partie.

Mais tous ne sont pas pressés : certains iront même jusqu’à se jeter à l’eau quelques minutes seulement avant l’arrivée du Mascaret, voire même pas du tout pour le dernier d’entre eux… Trop tard, plus envie, pas préparé, peu importe, ici personne n’est jugé et il profitera comme les autres du spectacle

(3/18) 18h05 : Ça piaffe, ça commente, ça plaisante et s’esclaffe dans la foule. Le beau temps retrouvé délie les langues… Ça s’impatiente aussi : le Mascaret va-t-il être à la hauteur des espérances que ceux et celles qui vont la surfer ou la voir passer y ont placées ?

(4/18) 18h29 : Un frisson a parcouru l’assistance : « Le voilà ! ». Le Mascaret est apparu au détour du méandre de la Dordogne. Un ourlet plus sombre à la surface du fleuve, qui avance lentement (de 10 à 20 km/h suivant les conditions), et qui provoque une activité fébrile à l’horizon comme au Port…

(5/18) 18h34 : Certains n’ont pu attraper la première vague ou l’ont laissé passer.Les chanceux s’avancent lentement sur une ligne mouvante et gesticulante.

(6/18) 18h35 : Respect de la vie privée ou règlement de comptes ? Que nenni ! Ici, ce serait plutôt « Ohé je suis làààà !! » Et tant pis pour notre surfeur anonyme…

(7/18) 18h35 : Le niveau sonore général s’amplifie au fur et à mesure de l’approche du Mascaret et des personnes qui le surfent. La vague commence à s’entendre, et la foule à s’exprimer…

(8/18) Fixées sur les casques, les planches, canoës ou au bout d’un bâton, les caméras GoPro (ou équivalent) figent l’évènement sous tous les angles.

(9/18) A l’approche du port, beaucoup ne pensent déjà plus qu’à la vague qu’ils sont en train de chevaucher, le regard planté loin devant sur la rivière.

(10/18) 18h36 : Une clameur et des applaudissements nourris accompagnent le passage du Mascaret devant le Port de Saint-Pardon. Petit moment de gloire bien compréhensible pour tous les surfeurs et canoéistes qui sont parvenus à garder leur place (et oui, parfois, un chouilla d’excitation en trop ou un moment d’inattention et « Plouf ! tombé ! »).

(11/18) Gros plan sur une partie des héros du jour. Ne figurent pas sur la photo tous ceux qui ne sont pas parvenus jusqu’au port, et qui n’ont pas pour autant démérité…

(12/18) 18h36 : Après avoir eu l’impression que le Mascaret arrivait lentement, tout le monde s’accorde à dire qu’il est passé trop vite…

(13/18) Immédiatement après le passage du Mascaret, la lumière du soir donne des reflets presque métalliques à l’onde des vagues suivantes, avant que ne s’installent remous et vagues désordonnées.

(14/18) 18h36 : Une fois passé le Port de Saint-Pardon, le Mascaret perd quelque peu de sa force, mais les passionnés font durer le plaisir sur quelques centaines de mètres encore.

(15/18) 18h43 : Le plaisir est visible, palpable et partagé par tous. Petits et grands, passionnés ou néophytes, sportifs ou simples spectateurs, tous les yeux brillent et pétillent.

(16/18) 18h50 : Cela peut paraître incongru voire insolite de voir toutes ces planches de surf si loin des plages océanes, mais à Saint-Pardon, c’est une tradition.

(17/18) 18h55 : Retour au bercail, en voiture, à pied ou en vélo.

(18/18) 18h57 : Peu importe si on est encore mouillé : on sèchera en route… Et on pense déjà au prochain Mascaret, qui sera sûrement encore plus beau, qui fera pétiller encore plus les yeux…

(1) Coefficients de marée et horaires de passage du Mascaret à Saint-Pardon : http://www.libservices.net/mascaret
(2) Saint-Pardon, commune de Vayres.
(3) La marche à pied est fortement recommandée, tant l’affluence les jours de Mascaret est importante.